L'abbaye Royale

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L’ABBATIALE / LES GISANTS 

Construite entre 1105 et 1165, l’église abbatiale croise les styles angevins et poitevins. Elle est impressionnante par sa sobriété et ses dimensions. Son chœur, élancé et épuré, marque l’apogée de l’art roman. La nef, située plus bas, compte une centaine de chapiteaux sculptés. C’est dans ce décor unique que les quatre gisants de la dynastie Plantagenêt sont disposés : Henri II, roi d’Angleterre, son épouse Aliénor d’Aquitaine, qui fût antérieurement reine de France, leur fils Richard Cœur de Lion ainsi qu’Isabelle d’Angoulême, épouse de leur fils Cadet, Jean Sans Terre.

 

LE CLOÎTRE / LA SALLE CAPITULAIRE 

Vaste espace quadrangulaire constitué de quatre longues galeries, le cloître était un lieu de déambulation pour les religieuses, rythmant leurs huit offices quotidiens. À l’est de cet espace se trouve la salle capitulaire, avec ses murs ornés de peintures réalisées au 16ème siècle, représentant les scènes de la Passion du Christ. Des portraits de religieuses et d’abbesses ont été curieusement greffés à ses illustrations au fil des siècles, apportant une dimension décalée, voire ironique à ces œuvres sacrées. Jusqu’où seraient allées les religieuses avec un logiciel comme Photoshop ?

 

LES CUISINES / UN FUMOIR POUR LE SAUMON 

Les cuisines constituent la bizarrerie de l’Abbaye Royale, avec leur style byzantin. Le bâtiment diffère des autres par son parement typiquement poitevin, fait de pierres de Charente. La forme octogonale de ce bâtiment et sa toiture hérissée de nombreuses cheminées en « écailles de poisson » ont été un sujet de réflexion pour les historiens. Les « cuisines » de l’Abbaye Royale auraient en réalité été un fumoir, où était préparé le poisson (essentiellement du saumon, alors abondant en Loire), aliment principal des religieuses. Du saumon fumé de Fontevraud, voici à quoi pouvait ressembler le repas de ces femmes vivant dans l’ascèse !